Dominique COTTA interpelle le sénateur LAURENT sur la santé au travail dans la champignonnière d'Avy
Monsieur le Sénateur, Conseiller Général du canton de Pons,
Alors que nous devrions être fiers d’avoir sur notre territoire des entreprises capables d’employer plus de 150 personnes et en mesure de rayonner au-delà des limites d’un canton, d’une circonscription, d’un département, voire au-delà, il est, ici et maintenant, une situation qui nous préoccupe beaucoup.
Vous n’êtes pas sans savoir qu'à d’Avy pousse un bien étrange légume : il reste blanc tant qu’il est maintenu dans le noir de l’ignorance mais noircit à la lumière de nos savoirs.
Il ne peut pousser droit, ne respectant pas le droit du travail et étant soustrait des exigences qui en découlent.
Il sait profiter des subventions. Et même l’Europe, ces derniers jours, lui ont accordé une belle promotion publicitaire sur les ondes ! Elle ignore sans doute qu’il est, sur notre territoire, régulièrement arrosé par la sueur, la peur et les pleurs de ceux qui les manipulent pour vivre et se retrouvent manipulés pour survivre.
C’est donc un bien étrange légume, vous en conviendrez, qui nécessite d’avoir un bras assez long pour en cueillir tous les bénéfices sans en assumer les devoirs.
Ma question, Monsieur le Sénateur, est simple :
A l’heure où le sénat se penche sur la question de la médecine du travail .que comptez-vous faire localement et concrètement, sur la question de la champignonnière ?
Vous remerciant par avance de toute l’attention que vous accorderez à ce sujet, je vous prie d’agréer, Monsieur le Sénateur, l’expression de mes sentiments distingués.
Dominique Cotta
Secrétaire Générale adjointe du Parti radical de gauche 17