Université d’été du PRG 2010 : « il est de salubrité républicaine de proposer d’autres voies au pays. »

Publié le par Fédération PRG de Charente-Maritime

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Communiqué du 05 septembre 2010 - Fédération PRG de Charente-Maritime

 

Lors de son discours de clôture de l’Université du PRG à Seignosse dimanche 5 septembre, le sénateur, ancien ministre et Président du PRG Jean-Michel BAYLET a su trouver les mots synthétisant les débats toujours riches et nourris chez les Radicaux. Il a également rassuré les militants présents sur le positionnement et les perspectives du Radicalisme de Gauche. La délégation des Radicaux de Gauche de Charente-Maritime qui a participé à cette université d’été a partagé cet élan.

 

En matière de relations internationales, JM BAYLET a d’abord évoqué le Moyen-Orient et les négociations de Washington. Il a insisté sur le fait que « le nœud du problème posé au Moyen Orient est le défaut de laïcité. » Pour les Radicaux, la laïcité n’étant «  pas une pensée de combat anti-religieux mais au contraire la garantie de la neutralité publique pour tous les choix de conscience », il faudrait donc imaginer un statut d’extraterritorialité pour Jérusalem, avec une administration de l’ONU. Pour porter cette parole, la France devrait  contribuer à l’Union de l’Europe parlant d’une voix audible. Pour y contribuer, il a proposé que la France et l’Allemagne avancent vers une Europe fédérale en lui donnant une capitale incontestée constituée par un District Strasbourg-Kehl à l’identique de Washington DC aux Etats-Unis d’Amérique.

 

Il est ensuite revenu sur l’identité républicaine dont il avait proposé que les Radicaux en proposent une définition actualisée. Face au « lamentable débat xénophobe, discriminatoire, bêtement électoraliste » engagé par la Droite, il a jugé opportun de différer cette réflexion. Elle reprendra chez les Radicaux autour d’idées forces bientôt développées.

 

S’appuyant sur les valeurs radicales qui ont présidé à l’élaboration du Programme des Radicaux « Mondialisation, Crises, Mutations : Faire face » à La Rochelle en 2009, il a évoqué les pistes du nouvel équilibre entre liberté et responsabilité à inventer. Il a rappelé que « pour les radicaux, le solidarisme n’est pas l’institution de droits de tirage sur la collectivité au profit d’usagers que le matérialisme et le consumérisme ont précipité dans l’individualisme le plus irresponsable. » Il a ainsi évoqué avec courage la crise de la cellule familiale ou encore de l’identité. Il a rappelé la proposition originale des Radicaux de réforme des systèmes sociaux et notamment celui des retraites. « Le financement des retraites ne sera possible demain que si nous pouvons concevoir un système à trois étages. Financé par l’impôt, un étage de sécurité égal au SMIC. Financé par la répartition, un étage de solidarité jusqu’à 2,5 ou 2,8 fois le SMIC. Et financé par l’assurance, un étage de responsabilité pour toutes les retraites situées au-delà et qui n’ont aucun rapport avec l’impératif de solidarité. »

Puis prenant 4 exemples, il a allégué «  un constat unanime : la droite n’est pas digne du pouvoir qu’elle exerce. » Le cas WOERTH. Sans entrer dans la polémique judiciaire, il a simplement rappelé, l’attitude d’Eric WOERTH qui consiste ni plus ni moins qu’à restaurer les travers de l’Ancien régime jusqu’à THIERS en rétablissant les Privilèges. Or, « la République, c’est la liberté pour tous, c’est l’égalité des droits, c’est l’école publique, c’est le service public, c’est le respect du bien public. » Il est ensuite revenu sur la déclaration de Nicolas SARKOZY à LATRAN évoquant la supériorité du Curé sur l’Instituteur pour la transmission des valeurs. C’est là un coup terrible porté à « la République de Ledru-Rollin, de Gambetta, de Combes, de Waldeck-Rousseau, de Clemenceau ». Puis il a rappelé le discours le discours de DAKAR où par ses propos déplorant  que « l’homme africain hésite à entrer dans l’Histoire »,  «Nicolas Sarkozy renie ce qui est au cœur même de notre conception de l’universalisme, c’est-à-dire la croyance irréductible en l’unité fondamentale de la condition humaine. » Enfin, il a dénoncé le discours de GRENOBLE, où Nicolas SARKOZY parle d’une « guerre nationale » alors même qu’il est en train de proclamer la guerre civile. « Le XIXème et le XXème siècles européens ont été mis à feu et à sang par cette conception de la nationalité fondée sur la race, la religion, le territoire, la langue.  A l’opposé de cette vision, la France a proposé une idée, la plus simple et la plus belle : une nation est formée des volontés librement assemblées et tendues vers un avenir commun. Menacer une seule personne de lui retirer sa nationalité à raison de son origine c’est s’attaquer au principe vertébral de l’identité républicaine. »

Face à cette illégitimité, face à ces échecs : il est urgent, il est de salubrité républicaine de proposer d’autres voies au pays.

Pour chasser cette droite, il est essentiel d’unir la gauche pour que l’espérance se lève à nouveau. Il faut que les Radicaux prennent toute leur place et fassent entendre les spécificités de leur discours et ce dès les prochaines échéances cantonales. Il faut aussi être présent dans le débat national à travers les Primaires à gauche si les conditions sont réunies. Jean-Michel BAYLET a réaffirmé que si les Radicaux le souhaitaient il ne se déroberait pas à la candidature, mais qu’il incitait les talents du parti à postuler. Une Convention Nationale en avril prochain devrait trancher la position du PRG.

Enfin, il a appelé à la confiance, en la France, en la gauche, et dans le radicalisme aussi, invitant les Radicaux à « [relever] la tête sous les yeux de Marianne, la très belle et [être] dignes de son affection ! »

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