Le Point : JEAN-MICHEL BAYLET, UN RADICAL HEUREUX

Publié le par Fédération PRG de Charente-Maritime

affiche primaire J-M Baylet

Ses ennemis du moment ne sont pas ceux que l'on croit. Jean-Michel Baylet, candidat radical à la primaire de la gauche, est plutôt content de ses rivaux socialistes, qui le cajolent plus qu'ils ne l'attaquent. «Grâce à moi, les primaires sont ouvertes au-delà du PS. Ils ne vont quand même pas me tomber dessus!»
Les vrais ennemis, ceux qu'il désigne d'une voix grondante, ce sont les journalistes. Ceux de Paris, «ce milieu médiatico-parisiano-mondain », qui se gaussent de sa chemise rayée à col blanc du premier débat; ceux du quotidien
Sud-Ouest, qui s'amusent de son « accent à couper au couteau» et de « l'odeur de cassoulet» qu'il suggérerait.

A presque 65 ans, le patron du groupe éditeur de La Dépêche du Midi dit avoir le cuir tanné. La semaine dernière, il a encore montré qu'il fallait se méfier de sa bonhomie apparente : il a coupé la tête d'un ami de très longue date, Yvon Collin, patron du groupe RDSE au Sénat (où les radicaux de gauche sont majoritaires), pour soutenir -avec succès- un autre candidat, Jacques Mézard.

Avec la primaire, c'est un peu pareil : Baylet n'entend pas se laisser marcher sur les pieds par les socialistes. «J'ai été le premier a proposer l'organisation de primaires en 2005, j'ai même déposé une proposition de loi en ce sens au Sénat. » En décembre 2010, pourtant, Baylet refuse de participer à la primaire, avant de changer d'avis au mois de juillet, une heure avant la clôture des listes. Certains rivaux radicaux moquent son indécision. «J'ai évolué», reconnaît, beau joueur,
Jean-Michel Baylet.

Le voici donc débattant avec Hollande, Aubry et les autres et ça suffit à son bonheur. Baylet est aux anges. «Je suis devenu leur laboratoire d'idées !» lance le baron du Tarn-et-Garonne -il en est sénateur et président du conseil général. Il cite en exemple quelques idées des uns et des autres, comme la fusion de l'impôt sur le revenu avec la CSG, qu'il prône « depuis dix ans ». Baylet espère que les vents lui se sont désormais favorables. «Les idées radicales progressent et les gens s'intéressent à nous», dit-il. En revanche, ses ambitions sont modestes. Dimanche soir, lors des résultats du premier tour de la primaire, Jean-Michel Baylet serait heureux avec « 1 % des suffrages»

 

 • MICHEL REVOL

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