BREF : Lobbying - Brouillage autour des antennes

Publié le par Fédération PRG de Charente-Maritime

Le report d’un mois de la table ronde sur les effets des antennes-relais inquiète les associations.

L’annonce du report au 23 avril du "Grenelle des antennes", prévu initialement le 26 mars, secoue le monde des télécoms. Pour les opérateurs, en proie à de nombreuses actions en justice, l’enjeu est de taille.

Réagissez !!!!

Extrait du Monde Informatique
Pour préparer la réunion ''Radiofréquence, santé et environnement'', Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, a reçu successivement en ce début de semaine les opérateurs télécoms et les associations de défense de l'environnement intéressées par le sujet. Selon l'AFP, les premiers ont préféré ne pas s'exprimer. Mais les associations, de leur côté, se sont interrogées sur la forme que pourrait finalement prendre ce rendez-vous, ainsi que sur les invités et les sujets abordés. La rumeur a même couru que cette réunion, plus connue sous le nom de « Grenelle des antennes », pourrait ne pas traiter... des antennes-relais. Elle se serait contentée d'aborder le sujet des téléphones mobiles. « On va en parler évidemment, a rétorqué Chantal Jouanno dans un entretien avec l'AFP, on ne peut pas séparer les deux. »

La secrétaire d'Etat au Développement de l'économie numérique, Nathalie Kosciusco-Morizet, à l'origine de l'idée, préconisait dans
un entretien avec LeMondeInformatique.fr un comparatif entre pays européens et une table ronde entre toutes les parties prenantes. Depuis, le Premier ministre François Fillon a repris la main sur cette réunion pour la confier aussi à la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot-Narquin et à Chantal Jouanno, et en a changé l'intitulé, perturbant visiblement le message, au moins auprès des associations.

Extrait de Territorial.fr
Antennes-relais : l'Etat et les médecins tentent de calmer l'inquiétude (09/03/2009)

 

Suite à la deuxième décision de justice condamnant un opérateur de téléphonie mobile à retirer une antenne-relais, des réactions ont fusé de part et d'autre : tandis que Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat au Développement de l'économie numérique, affirme que le problème ne doit pas se régler « devant les tribunaux », l'Académie nationale de Médecine nie l'existence d'un quelconque risque pour la santé.

« Il ne faut pas que ces choses là se règlent devant les tribunaux. Toutes les antennes de France ne vont pas se retrouver devant les tribunaux » a martelé « NKM » hier sur l'antenne d'Europe 1, réagissant aux deux condamnations judiciaires intervenues en février à l'encontre d'antennes relais, jugées potentiellement nuisibles à la santé des riverains.
La secrétaire d'Etat, qui a rappelé l'organisation d'un « Grenelle des antennes-relais » très prochainement, a soutenu que la littérature scientifique incitait « à plus de réticence » sur le téléphone portable lui-même que sur les antennes.
Effectivement, dans la même journée, l'Académie nationale de Médecine indiquait que « les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100 000 fois plus faible que les téléphones portables : être exposé pendant 24 heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant 30 secondes ». « On ne connaît aucun mécanisme par lequel les champs électromagnétiques dans cette gamme d'énergie et de fréquence pourraient avoir un effet négatif sur la santé » ajoutait l'Académie, qui s'étonnait qu'une décision de justice, en l'occurrence celle de la Cour d'appel de Versailles, s'appuie dans sa décision sur une « erreur scientifique manifeste ».

Publié dans Actualités

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article