Réaction PRG - Le FN récupère Jaurès et suscite la polémique

Publié le par Fédération PRG de Charente-Maritime

L'affiche de campagne de Louis Aliot, candidat Front national aux Européennes, tente de récupérer Jean Jaurès et provoque l'indignation.

Moribond depuis que ses scores électoraux le relèguent au rang de nain politique, le Front national ne sait plus que faire pour continuer à faire parler de lui. Même usée, même énorme, la vieille ficelle de la provocation fait toujours recette au FN. Alors que Jean-Marie Le Pen repassait une couche brune sur le « détail de l'Histoire », voici que le Haut-Garonnais Louis Aliot, conseiller régional de Midi-Pyrénées, candidat du parti d'extrême droite aux Européennes dans la circonscription du Grand Sud Ouest, foule au pied l'image sacrée, la figure tutélaire de la gauche. Jean Jaurès aurait voté Front national, prétend-il.

L'affiche a été placardée dans le fief de Jaurès, à Carmaux et jusqu'à Albi, à l'occasion de la première réunion publique de campagne de Jean-Luc Mélenchon, samedi. « Les patriotes, militants du Front National du Languedoc-Roussillon et Midi Pyrénées se sont mobilisés toute la nuit pour une grande opération de propagande dans la ville ouvrière du Tarn », se réjouit Aliot sur son blog.

Le candidat frontiste ne nie pas la provocation qu'il qualifie de « clin d'œil ». Il réfute en revanche à la gauche, comme Nicolas Sarkozy l'avait fait lors d'un meeting UMP à Toulouse en 2007, le monopole de Jean Jaurès : « Jaurès est au Panthéon. Il est au patrimoine de la nation. Il est, comme le général de Gaulle, une figure historique appartenant à tous. »

Au mépris des valeurs de Jaurès, le FN procède par raccourci grossier en agitant la patrie comme étendard d'une inepte parenté d'opinion. Personne n'est dupe du tour de passe passe.

Du Parti au socialiste aux Verts, du Parti radical de gauche au Parti communiste français en passant par le Mouvement républicain et citoyen, tout le monde, à gauche, est scandalisé (lire les réactions ci-dessous). « Une injure » et « un non-sens » pour Jean-Michel Baylet, président du PRG. « Une nouvelle provocation du Front national », condamne Pierre Cohen, le maire de Toulouse.


Non, Jaurès ne voterait par Front national. Le prétendre est un affront.

Article extrait de LA DEPECHE.fr

Publié dans Vie du Parti

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